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Intimisme (le thème)

Intimisme

L!Orphelin équivoque

L'Orphelin équivoque

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Comment vais-je conter un volet triste en moi,

Déjà plus de dix, en décembre, le treize,

Ma maman pour longtemps nous filait à l’anglaise,

Traversant son quartier pour la dernière fois…

 

Et je reste pantois aux questions sans réponses :

Regarder l’horizon, voir un oiseau qui fuit ;

Un aller sans retour, l’être cher s’est enfui !

Je suis né par amour, j’ai grandi en quinconce…

 

Papa lui bien trop tôt, moi tout petit marmot,

Un grand drame arriva, un coup du sort féroce

Que je n’ai pu capter dans ma tête de gosse ;

En voici le récit écrit en quelques maux !

 

…………..

 

Il y a bien longtemps, moi, l’âge d’innocence,
Papa agonisais – parait-il : je chantais  –
D’une chute à moto, son cœur, lui, nous quittait ;
Maman, là, pour sombrer dans la douleur intense !

Croître et lui ressembler fut pour elle un enfer :
Vivre avec son allure, en moi, réincarnée ;
Maman noyée en pleurs, la paupière écharnée,
Mal de Mère affrontant son destin trop amer !

La Veuve et l’Orphelin, non point image tendre,
Car de son même sang dans mon corps si confus,
J’ai grandi dans le doute et dans l’espoir diffus,
Maman, ses dépressions, ses mots lourds à entendre !

 
Si flou ce bout d’enfance au sens inexpliqué,
Comme un tiroir bloqué d’une bancale armoire,

Sans souffle paternel, du vide en ma mémoire,

Un trou dans le passé, un rébus compliqué !

 

Et mes larmes toujours demeurent retenues.

Je voudrais ce chagrin ! Je ne le ressens pas…

Comment vibrait sa voix le soir de son trépas ?
Une Maman larguée en peine continue…

 

Papa ?... sur des photos, ma menotte en sa main,

Les clichés d’un beau gars plus jeune que mes filles,

Plus portraits d’un fils que d’un père de famille,

Fantôme de vingt ans absent des lendemains…

 


Que m’apporta la vie ?... Un manque d’embrassades ?

Un silence obscur ? Des sentiments mitigés ?

Je ne sais plus vraiment quel fiston ai-je été,

De n’avoir pu franchir certaines palissades…

 

Plaie où ce souvenir qui ressaignant toujours,

Malgré d’autres passions et les remariages,

Maman le recherchant encore et davantage,

Du  moins je le suppose, et jusqu’au dernier jour…

 

………….

 

Un demi-siècle échu entre vos deux culbutes ;

Hélène t’a rejoint, La Faux la trucidant,

Heurt aussi violent, morte d’un accident,

Renversée, échouée aux abords d’une butte…

 

Bleuie, ensanglantée, ainsi atrocement,

J’ai pu à cet instant, enfin la chérir, Mère,

La toucher, la frôler… Trame digne d’Homère :

Vous voilà réunis dans le Haut Firmament !

 

Ô Hélène et Johann tombés comme deux feuilles,

Je vous sens plus en moi, en plus saine affection,

Vos âmes retrouvant même destination :

Ô Papa et Maman, que l’Eternel recueille !

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R​ubrique pas tellement différente de celle intitulée « Méditation »… elle démarre avec des larmes pesantes et du vécu plus intime sans doute pour ces deux premier jets. La tristesse et le chagrin ont-ils comme une grandeur d’âme ? Ecrire ce que je vois, je que je ressens, mes questionnements. Un peu d’esthétisme dans le style, mais bien-sûr de la joie et de l’allégresse, de l’espoir aussi, tremperont dans ma plume par la suite…

 

A suivre !

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JP F. Sitting Bull

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Lorsque l'aile d'un Ange... ​

 

 

Lorsque l’aile d’un ange a bien cessé de battre,

Et que sur sa Maman la torpeur vient s’abattre,

Trépassé corps chétif ; j’éructe insulte aux dieux :

Qui donc peut accepter subir tel sort odieux ?

 

Lorsque tombé chez nous hors du nid de notre arbre,

En parent éprouvé, aucun cœur n’est de marbre,

Notre fille avait chu vers un néant exil ;
D’un terrible accident mais revint sur son fil !…

 

Lorsque germe un fœtus, existence éphémère,

Qu’au vœu d’un couple uni, l’hymen vous ait fait mère,

Pourtant ventre fécond qui sans donner le jour,

N’avoir pu enfanter, garde trace, toujours !

 

Lorsque la faux se mue en épreuve vilaine,

Petit bout respirant et vivotant à peine,

Était ce nouveau-né d’un si court gazouillis,

De ses vibrants areu qui ne sont plus ouïs…

 

Lorsque perdre la chair de notre destinée,

Amputés d’une vie à jamais détrônée,

Que le poids de ce vide est bien lourd à porter :

Une imposante croix atroce à supporter !

 

Lorsque au choix la douleur d’être une Eve avortée,

Et qui n’efface en rien son âme tourmentée,

Souffrir de n’avoir su et voulu procréer :

A son trouble enduré, un fort remords créé !

 

Lorsque je sais l’horreur de tant d’infanticides,

Où le manque d’amour engendre le sordide,

Les conflits belliqueux, les actes violents,

Petit Poucet occis, massacre d’innocents !

 

Lorsqu’un enfant s’en va, lui si belle élégie,

Aux larmes, son ruisseau, pleurs en hémorragie,

Rien ne peut consoler d’être ainsi démembré,

Berceau natal, l’absent, et nos corps désœuvrés…

 

Lorsque hier ce bel ange heurtant un véhicule,

Jadis une noyée en arrêt de pendule,

Tout espoir à néant et nul ressuscité,

Luit étoile, là-haut, maigre félicité !

 

Lorsque lâche je suis d’éluder tous ces drames,

Ma descendance ainsi qui prolonge ma trame,

D’encore en oublier des géniteurs perdus,

Ces quelques vers pour vous, vos chagrins entendus…

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............

​

Basé sur deux faits survenus pas très loin de chez moi à des périodes bien distantes ainsi qu'une douleur familiale . Avec le reste de l'écrit évidemment plus méditatif

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JP F. Sitting Bull ( Juillet 2024).

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 Les Mots Perdus 

 

Quand ma bouche a parlé, que reste-t-il vraiment ?

A prendre et à comprendre en mes franches paroles ?...

Tous ces mots échangés, bredouillés sans contrôle ;

Clamés, émis, lâchés, souvent distraitement...

 

Les mots se perdent-ils ? 

Termes d’empressement débitant ses facondes,

Dans des serments de cœur où riment les toujours,
Promettre du bonheur doucereux chaque jour, 

Vœu de sceller au temps ma tendresse féconde…

 

Les mots se perdent-ils ?

Besoin de vous écrire, avec joie et passion,

Comme une simple histoire, où ma plume ravie,

Vous conte en quelques vers, des tranches de ma vie,

Mon âme et ses détours, ses contreréactions...

 

Les mots se perdent-ils ?

Et je me heurte ainsi dans mon choix des vocables,

Richesse d’un roman trop dense de vécu :

Ai-je un discours conscient, convenu, convaincu,

Ou suis-je un imprécis aux propos révocables ?

 

Les mots se perdent-ils ? 

Les mots dits essentiels, qui vont, qui me portant,

Plaisants de les émettre ou frustrants de les taire,

Eludés s’il font mal sous forme délétère,

De savoir les peser dans un choix important !

 

Les mots se perdent-ils ? 

Et j’en entasse alors en sac à poésie,

Pseudo mutisme oral, plutôt introverti,

Mais d’aimer sur papier, d’un esprit averti,

Bien remplir mes carnets, candide frénésie !

 

Les mots se perdent-ils ?

Tiroir de ces écrits où donc s’en va l’oubli ?

Glissoirs se refermant pour une longue attente,

Tous ces non-dits déchus exclus de toute entente ;

Tourne ma langue ainsi, dérape ou s’amuït !

 

Les mots se perdent-ils ? 

Tant d’expressions pourtant, soutien de la mémoire,

De celles qui font mouche, et d’autres nous trahir,

Calembour ou maxime et laisser envahir

Tout ce vocabulaire ancré d’un éclat moire !

 

Les mots m’envoutent-ils ?

Les mots reviennent-ils ?

 

 

 

 

JP F. Sitting Bull ( juin 2025).

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La Force Cachée

 

,

Comment avoir la foi sans percer Ton Mystère ?

Si dans tous ces remous, moi l’humain morfondu,

Mon bonheur s’égare sur des sentiers perdus,

Mon âme vagabonde en frêle solitaire…

 

Pourquoi, jamais des cieux, « Toi », l’Être Supérieur,

Ne viens-Tu m’aborder ?... Je suis à Ton Image…

Si Ton Amour pour tous n’est donc point un mirage,

Exprime avec ardeur, Ta Noblesse, « Ô Seigneur » !

 

Je hume les parfums de notre bonne Terre

Qui s’échappent des fleurs pour éveiller mes sens,

Comme Toi – volatil, invisible au bon sens –

Mais présents d’un pouvoir étrange et salutaire.

 

Ta Grandeur ou Tes Noms sont si mal associés,

Ta Volonté, parfois, hurle un slogan de guerre :

Rappels d’inquisition et horreur de naguère

Et oubli d’une « Histoire » où tu fus crucifié !

Pourtant l’athée ardent dans sa simple logique
Ne me convainc pas plus qu’un groupe de savants.
Lors… je reste songeur flottant au gré du vent
En rêvant aux héros de la saga biblique…

 
Puisque, de chair, je suis, qu’un fluide m’envahit :,
C’est qu’en esprit concis, en ébauches ciblées,

Ma force est intérieure, elle est en moi cachée,

Dans un puits où sa source abonde et rejaillit…

 

Je ne suis que matière et je suis éphémère :

Mais si je peux laisser pour la postérité

Une onde positive à notre Humanité,

C’est qu’en fermant mes yeux resterait Ta Lumière…

 

 

JP F. Sitting Bull (1995)

 

 

 

« Dieu », un si beau mot, qui par prudence et bienveillance, quand je l’ai évoqué ci-dessous, j’y ai mis des majuscules… Y croire ou ne pas croire, là est la question et je n’ai pas ou ne propose pas de réponse. En ce qui me concerne, me contenter de Le considérer comme une « Notion ».

JP F.

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Je suis un jeu de...

 

Je suis un jeu de mots qui rime et vous propose

Un petit jet de maux, sur moi, il se dépose ;

Il y a cette main qui guide simplement

De l’inventif joli créant l’étonnement.

 

Je me demande aussi pourquoi sur cette feuille

Son esprit me nourrit de ce qu’elle recueille,

Je suis comme un éveil, une méditation,

Peut-être est-ce un espoir qui mérite attention ?

 

Un âme a agrippé sur ma page son ancre,

L’écriture me séduit avec sa couleur d’encre,

Invitation à voir, pour tous, mon contenu :

Message de saveur librement  détenu...

 

Je suis souvent perdu dans d’étranges grimoires,

Mais parfois le meilleur s’incruste en vos mémoires.

Je renais quelquefois avec des habits neuf,

Quand un bon musicien ne me laisse plus veuf.

 

Il faut bien du recul pour apprécier ma sève,

Et tel un aphorisme, un dicton qu’on prélève,

Je sors du parchemin ma trace sous vos yeux,

En voix, ma voie orale, elle a du merveilleux !

 

Je suis construit de rien, de matière légère

Tout autant que la plume, au départ, étrangère,

Une osmose se fond et touche au sensoriel :

Le plaisir ressenti est alors démentiel !

 

Si cet art n’est qu’un feu littéraire et intense,

Ô combien le penser comme des vers qui dansent,

L’auteur s’est acharné en profonde passion,

D’y mettre de sa foi dans ma composition…

 

Je suis un jet, un flot qui taquine des verbes,

Je suis un jeu rétro doutant de sa superbe,

Mais sans forfanterie et si vous m’adoptez,

Suis-je donc un poème au charme à exalter ?

 

JP F. Sitting Bull (novembre 2025)

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Souvent…

 

 

Souvent l’œil aux aguets et mon ouïe alerte

Titille une pensée, une joie, un tourment,

Et s’écrit dans ma tête comme un cheminement,

Marchent les pieds d’un vers où mon esprit disserte.

 

Souvent un bout de rien, bout de papier trouvé,

Un crayon mal taillé ou un stylo qui tache,
Un feutre trop usé qui meurt, lui, à la tâche,

Créatif en attente, et je semble éprouvé…

 

Souvent la Muse hante et pour créer il manque

L’encre et le parchemin… et mes doigts orphelins

Pour ces mots advenus qui font source au moulin :

Vont-ils donc dans l’oubli me provoquer un manque ?

 

Souvent la foule grouille et tout est houle et cris,

Pourtant dans ce chaos, j’ai mon imaginaire,

Je suis dans l’océan, naufragé solitaire,

Je nage vers les flots que mon rêve décrit.

 

Souvent le monde est triste, hideux, bas et cynique,

L’humeur est sans beauté, faux bonheur sans bonté,

La grâce ankylosée est sans humanité,

La lyre est en délire et l’humour est caustique !…

 

Souvent je poétise en vain sur l’écran blanc,

Le traitement de texte a remplacé ma plume,

Je suis l’ami Pierrot qui, au clair de la brume,

Partage une passion sans doute vous ciblant.

 

JP F. Sitting Bull ( mars 2017).

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Mon ami, ma vieille branche

 

 

Oui j’aime cet ami aux profondes racines

Ma bonne vieille branche en mon jardin secret,

Il donne fleurs et fruits et arômes sacrés,

Il porte  bel ombrage en ravivant ma mine.

 

Jamais dur de la feuille, il est là, il m’écoute,

De son tronc fier et net où je peux m’appuyer,

Moi l’arbrisseau humain qui, parfois ennuyé, 

Voudrait le secouer cependant qu’il m’envoûte…

 

Majestueux et fort, bras ouverts et branchages,

Sa sève chaque année apporte un sang nouveau.

Et son écorce est ferme, aux chocs, elle prévaut,

Essence de la vie, il trône comme un sage !

 

Lui, mes amours d’antan, l’ont transpercé de flèches ;

L’a connu mon enfance et mes rondes en chœur,

Et l’émoi de mes sens, et mes peines de cœur,

Et de tous et des chiens les urines revêches !

 

Sont logeurs, l’écureuil ou le hibou candide, 

Il n’est jamais bien seul quand je m’en vais ailleurs,

Lui, décor extérieur, c’est mon for intérieur,

Car je le sais de bois et de souche solide…

 

Puisse ce compagnon ne pas finir en stères,

En plancher, en guitare ou même en mobilier…

Qu’il reste la forêt de mon rêve enchanté,

Et mon bol d’oxygène et ma part de mystère !

 

 

 

JP F. Sitting Bull (2010)

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Et le Monde s'enlise

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Ravi quand le soleil darde son grand sourire,

Il me hale la peau et caresse les fleurs,

C’est un petit plaisir, un chaud petit bonheur,

C’est un état de grâce où je ne sais que dire

Si le Monde s’enlise ou semble se détruire…

 

Béat Papy, je suis, quand mes petits-enfants,

D’une joie ingénue, un élan si candide,
Leurs joujoux, leurs « Pan ! Pan ! », font leurs lois d’intrépides,

Sans le savoir, déjà, un geste qui pourfend,

Et le Monde s’enlise… Imitent-ils les « grands » ?

 

J’ai tant d’amour, d’abord pour ma mie et mes proches,

Depuis que j’ai banni les pièges frelatés,

Depuis que vers l’Humain, dans ma réalité,

Je tends ou prends la main pour de saines approches :

Et le Monde s’enlise… incertain, il s’accroche !

 

J’embellis un couplet, je cultive mes mots,

Et je mets sur la page et autant que possible,

De la rime, du sens, du lucide plausible,

L’encre y a mis mes pieds sans gonfler mes propos,

Et le Monde s’enlise…  éprouve mon ego…

 

Créatif est tout art et plein d’œuvres m’émeuvent,

Subtilement, souvent, qu’il est gai de vibrer,

Quand mon corps jouissif, s’il se met à cabrer,

Ressent de la superbe, apaise mes épreuves ;

Si le Monde s’enlise…  ai-je peine pour preuve ?...

 

Mon cœur s’il n’est pas d’or laisse ses bras s’ouvrir,

Il sait beaucoup choyer, sa bonté se veut nette ;

Sauver quelque âme, aider… mais toute la planète,

Cette gageure-là, comment donc secourir,

Ce Monde qui s’enlise, esquinte l’avenir ?

 

Je ne suis pas donneur de leçon du malaise,

Se cultiver de tous est un vaste trésor,

Être bon pour soi-même est déjà bel effort,

A l’effet papillon mais par actions qui plaisent,

Peut-on sauver le Monde emplâtré de prothèses ?

 

Les armes sont partout, guerres nous lacérant,

Profit, intolérance et de sanglants grabuges,

Dictateurs affolants et leurs peuples qu’ils grugent,

Et des morts d’innocents, trop de belligérants,

Et le Monde s’enlise en se déshonorant…

 

La Terre nourricière, (en certains lieux, famine ?),

Peut produire pour tous vraiment assez de pain,

La misère pourtant met toujours son grapin ;

Ma sagesse impuissante et du coup je chagrine,

Et le Monde s’enlise, et le Monde décline…

 

Tant de progrès géniaux, et l’homme est presque « Dieu »,

Les revers du savoir, son miroir à deux faces :

En apprenti sorcier, le voilà volte-face

Devant les éléments dans un séisme odieux :

« Ô Toi Monde éprouvant, relèves-toi,  pardieu ! »

 

Mon ciel bleu, mon soleil darde son grand sourire,

Il me hale la peau et caresse les fleurs,

C’est un petit plaisir, un chaud petit bonheur,

C’est un état de grâce où je ne sais que dire

Si le Monde s’enlise ou semble se détruire…

 

 

 

 

 

JP F. Sitting Bul ( Février 2025).

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Enfant d'un même Père 

 

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Dans ce qui va suivre l’expression « Enfant d’un même Père » est symbolique et est utilisée pour définir une association qui s’occupe d’enfants handicapés où certains parents confient leur enfant pour une certaine période, un jour, deux jours, souvent et parfois plus, pour permettre au papa et à la maman de l’être différent de "souffler" un peu. Association de personnes professionnellement qualifiées et soutenue aussi par un groupe de bénévoles portant le même nom et qui leur vient en aide matérielle par diverses activités et dons.

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Pourquoi Enfant d’un même Père ?... on peut y voir une connotation religieuse ou pas, spirituelle sans doute. Ne sommes-nous pas tous enfant d’une création de vie, libre à vous d’adapter cette notion Enfant d’un même Père et d’en faire votre propre définition.

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Enfant d’un même Père

 

 

 

Né d’un frisson de vie, issu des vents prospères,

De la diversité de ce monde ébahi,

Et le faciès rieur face au sort défailli,

Vient d’un cœur de maman, l’Enfant d’un même Père…

 

D’un syndrome installé où l’incertain opère,

Il grandit diffèrent avec d’étranges traits,

Du pinceaux créateur, lui, voilà le portrait,

Sève de sa maman, l’Enfant d’un même Père…

 

Le destin l’a muté hors d’un giron pépère.

Autisme, trisomie, ou autre handicap :

Il trébuche, hésitant, devant un seuil, un cap ;

Lui, loin de sa maman, l’Enfant d’un même Père…

 

En havre bienveillant, où seul point de repère,

Un brave éducateur dispense au mieux ses soins ;

Aprement, attentif, qui le choie au besoin,

Ce fruit d’une maman, l’Enfant d’un même Père…

 

Et je franchis ce lieu, ému, humble, j’espère,          ,

Mes souhaits, mon soutien, mon regard attendri ;

Pour offrir à son âme, un baume sur ses cris :

« Chérir d’une maman, l’Enfant d’un même Père »…

 

Unitaire pensée où pourtant j’obtempère,

Il est bien-sûr le sang du couple d’un amour,

Il respire autrement mais voit le même jour,

De maman, de papa, l’Enfant d’un même Père…

 

L’esprit et le sacré, lui dudit « même Père »,

N’y voir en ouverture qu’un sentiment d’union,

Et louons tous ce frère en franche communion,

Trésor de sa Maman, l’Enfant d’un même Père…

 

 

 

JP F. Sitting Bull ( septembre 2025).

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La Plume à Sitting Bull

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Dans le siècle passé, décennie en septante,

Brassens connu par cœur, j’avais mes 17 ans,

Et flèches de tout bois que je décochais tant,

Quelqu’un totémisa mon âme adolescente...

 

La chevelure hirsute et un profil maboul,

Vu mon faciès indien, j’eus donc ce sobriquet ;

Farandole d’antan d’un succès guilleret,

Le Grand Jojo chantait ce fameux Sitting Bull…

 

Je n’étais pas sérieux quoique épris d’écriture,

Plus « Auprès des Copains » que logeant au tipi :

Couplets des douze albums fredonnés sans répit,

Les beaux vers du sétois étaient de ma culture…

 

Le peau-rouge en ce temps n’était plus le méchant,

Les westerns lui rendaient un tribut, une gloire,

Sagesse amérindienne en devoir de mémoire,

Mais pow-wow en réserve, ô tristes derniers chants…

                                              

Tel un sioux cuité à l’eau-de-feu amère,

L’alcool fit des dégâts, souillant ma dignité,

Errance ou illusion, triste calamité,

Par le Grand Manitou, noyé dans mes chimères !

 

Mais j’en garde aujourd’hui le poids spirituel,

La bouteille larguée et mon pseudo tenace,

Je me suis inspiré de cet homme et sa race :

Respect pour toute vie et son contextuel !

 

De la pipe à Brassens qu’on ne voit qu’allumée :

Pour la méditation, chacun son calumet…

En volutes tous deux , reviennent, résumés,

De leurs envols de plume, en franchise assumée !

 

Et la Terre de ce monde ou du Pauvre Martin,

Que l’on soit un sachem ou un faiseur de rimes,

Le ru fait la rivière et l’argent n’est que frime ;

Rempoissonner un cours est là notre destin…

 

Par fausse discrétion ou ego sur la Toile,

Depuis ce pseudonyme est ma fierté, ainsi,

Comme un ours bourru, comme « taureau assis »,

Deux guides sur la voûte éclairent mon étoile…

 

 

 

JP F. Sitting-Bull (19 janvier 2021)

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